Synthèse : Racine, en composant «Andromaque» en 1667, s’inscrit dans une double filiation. L’œuvre s’apparente à l’«Iliade» d’Homère, héritant de la représentation des passions humaines, tout en étant ancrée dans le contexte du XVIIe siècle, celui des moralistes soucieux d’explorer l’origine et l’évolution des sentiments. En plaçant l’amour au cœur de la tragédie, Racine ne dénature pas l’essence antique ; il l’actualise, suggérant que la passion amoureuse, le désir, constitue la fatalité tragique de l’homme moderne. L’auteur opère ainsi une synthèse, conjuguant l’héritage classique et les préoccupations de son temps.
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