Synthèse : Jean-Jacques Rousseau, se définissant comme «l’homme de la nature et de la vérité», érige la nature en pilier central de sa pensée anthropologique, morale et politique, de son «Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes» aux «Rêveries d'un promeneur solitaire». L'auteur s'inscrit en opposition à une tradition philosophique, illustrée par Descartes et l'Encyclopédie, qui vise à maîtriser et à disséquer la nature, privilégiant une approche empathique et contemplative, proche de l'orphisme selon Pierre Hadot. Rousseau explore l'ambiguïté sémantique du concept de nature, tant dans sa dimension physique que morale, interrogeant l'articulation entre le développement moral de l'humanité et les qualités naturelles de l'homme, affirmant que l'homme est naturellement bon, corrompu par les institutions. L'exil volontaire sur l'île Saint-Pierre et à l'Ermitage, au contact de la flore et des paysages, révèle une quête de paix et d'introspection, nourrissant sa passion pour la botanique et ses réflexions philosophiques, jusqu'à sa mort à Ermenonville.
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