⇠ Molière et la maladie imaginaire Le Malade imaginaire - Argan, un psychosomatique? ⇢

Argan et le « danger de contrefaire le mort

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Synthèse : L’étude s’attache à réfuter l’accusation d’invraisemblance psychologique formulée par Robert Garapon à l'encontre de Molière dans Le Malade imaginaire. L'auteur conteste la facilité avec laquelle Argan consent à « faire le mort » dans l’acte III, scène 11, arguant que le dramaturge n’a pas cédé aux seules contraintes de la résolution de l’intrigue. Il relève ainsi l’habileté de Toinette, qui use d'une argumentation adroite, flattant la vanité d'Argan pour le convaincre. De surcroît, le texte suggère que la perspective de la mort feinte, loin d’être uniquement effrayante pour Argan, recèle un attrait malsain, émanant de sa propre propension à la simulation. Enfin, la présence de Louison, « morte » sans conséquence à l'acte II, tempère l’appréhension d’Argan, prouvant par l'exemple l'innocuité de la manœuvre. La démonstration vise à réhabiliter la cohérence psychologique du personnage, en soulignant la complexité et la profondeur de l'œuvre moliéresque.


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