Discours des misères de ce temps - vers 127 à 154
Synthèse : Dans ce texte, Ronsard recourt à un mythe pour dénoncer les dangers de l’Opinion, qu’il personnifie en une créature monstrueuse, dont la description allégorique condense les griefs adressés aux protestants. L’œuvre se structure en trois parties : une théogonie décrivant la conception de l’Opinion, une description détaillée du monstre, et l’évocation de ses premières victimes. La première partie relate la naissance de l’Opinion, engendrée par Jupiter et Dame Présomption, et élevée par le «Cuider», symbole de l’interprétation subjective des Écritures. La seconde partie détaille l’apparence de ce monstre, mêlant vanité, hypocrisie et séduction, assimilant ainsi les protestants à des sirènes. Enfin, la troisième partie met en scène l’Opinion pénétrant le cabinet des théologiens, semant la confusion et conduisant à la guerre civile. L’utilisation du mythe permet à Ronsard d’atténuer la virulence de sa critique, d’universaliser la faute des Réformés et de souligner que la liberté d’interprétation mène inéluctablement au conflit.
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