Synthèse : Dans la préface de «Thérèse Raquin», Zola expose son ambition d’une étude des tempéraments, privilégiant l’influence des facteurs physiologiques sur les comportements humains. L’auteur conçoit son roman comme une «expérience médicale», où les personnages, dominés par leurs «nerfs et leur sang», sont soumis à des déterminismes physiques. Zola réduit ainsi les sentiments et les réactions morales à des phénomènes corporels, l’«âme» étant absente, et analyse les personnages à travers leurs organes et leurs sens «détraqués». Adoptant une approche clinique, il emploie un vocabulaire médical pour décrire les symptômes de la peur, des remords et de la folie, transformant les personnages en cas organiques anormaux. L’étude zolienne se distingue ainsi d’une approche psychologique traditionnelle, privilégiant l’observation des manifestations physiques et physiologiques.
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