Synthèse : Belleville, société emblématique, est le théâtre d'une lutte idéologique entre l'« autre » et le « soi ». Dans La vie devant soi, l'idéologie se manifeste à travers des clichés lexicaux chargés de connotations dominatrices ou racistes, influençant ainsi le niveau syntaxique et sémantique du récit. La « dénomination » et la « domination » sont des outils clés de cette idéologie, où l'« autre » impose des étiquettes déshumanisantes pour maintenir sa supériorité. Les enfants d'immigrés, comme Momo, sont particulièrement touchés par ces stéréotypes, tandis que les adultes de Belleville restent indifférents à leur sort, illustrant un individualisme préjudiciable. La passivité et la soumission des habitants de Belleville face à l'injustice sociale sont renforcées par une interprétation superstitieuse de la religion, les poussant à accepter leur sort comme une volonté divine incontestable. Cependant, la jeune génération, symbolisée par Momo, incarne un espoir de changement en remettant en question les croyances et les attitudes léthargiques de leurs aînés. Cette confrontation entre deux visions du monde offre un espace de réflexion et de résistance face à l'idéologie oppressive qui règne sur Belleville.
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