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J. Cocteau - le mythe d'Orphée

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Synthèse : Jean Cocteau, fasciné par la mythologie, explore le mythe d'Orphée à travers diverses œuvres artistiques, mettant en lumière la descente aux enfers comme symbole de la tragédie humaine. En revisitant ce mythe dans une pièce de théâtre en 1925, il le transpose dans son époque pour exprimer sa vision de la vie et ses tourments. La pièce, jouée pour la première fois en 1926, mêle scènes inventives et humour noir, mettant en scène un Orphée puissant confronté à la mort. Dans son film "Orphée" de 1950, Cocteau, âgé de 60 ans, s'identifie davantage au poète Orphée relégué par la jeunesse, explorant la relation entre la vie, la mort et l'art. Enfin, dans son testament cinématographique de 1959, Cocteau se met lui-même en scène en tant qu'Orphée, entouré de ses amis, offrant une réflexion finale sur la vie, la mort et l'éternité.

La vision tragique de l’homme, selon cocteau


Jean cocteau est attiré par la mythologie. il s’empare en particulier du mythe Orphée, qui va devenir un fil rouge tout au long de ses œuvres : dessins, pièces de théâtres, films … jusque sur le pommeau de son épée d’académicien. "je vous livre le secret des secrets. les miroirs sont les portes par lesquelles la mort va et vient. ne le dites à personne". Cependant, ce n’est pas l’intensité de l’amour d’Orphée pour Eurydice qui le captive mais davantage le voyage parmi les morts, la descente aux enfers, qui symbolise la tragédie des destinées. Cocteau ne cherche d’ailleurs pas à présenter le mythe en tant que tel mais le transpose dans son époque ce qui lui permet d’exposer sa vison de la vie et d’évoquer ses souffrances. En 1925, Cocteau écrit une pièce explicitement intitulée Orphée, une version modernisée de la légende qui déjà reflète sa mythologie personnelle. Orphée puissant, régnant sur tous les arts, n’échoue que face à la mort. Envoyé de l’au-delà, l’ange Heurtebise, figurant Radiguet, à qui Cocteau a déjà consacré le plus beau poème du recueil Opéra, fait son apparition, ainsi que le pouvoir des gants et les miroirs comme portes de la mort. la pièce est jouée pour la première fois au théâtre des arts à paris du 17 au 30 juin 1926. Cocteau en fait une « tragédie en un acte et un intervalle ». sa mise en scène est agrémentée de nombreux effets (traversée d’un miroir, tête coupée d’Orphée qui parle… ). l’inventivité scénique se mêle à un humour grinçant.
Cocteau, en 1950, reprend le mythe et le personnage d’Orphée dans le film éponyme, avec Jean Marais (Orphée) et Maria Casarès, la princesse symbolisant la mort d’Orphée. L’identification avec le poète est plus tangible : Cocteau a 60 ans et Orphée un poète relégué par la jeunesse. « regardez-vous toute votre vie dans un miroir, et vous verrez la mort travailler, comme des abeilles dans une ruche de verre. » (Orphée, le film). L’identification est encore plus évidente dans le testament d’Orphée (1959), où cocteau lui-même tient le rôle d’Orphée. il est sur certains plans entouré par ses amis Jean Marais, Picasso, Dermit,.... C’est son propre testament, en images. Cocteau décide de livrer une dernière fois un regard sur ce qu'est la vie. il se demande si la mort n'est pas une farce et si nous ne sommes pas, nous humains, condamnés à vivre éternellement.

Source: lumni
   

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