Synthèse : «Le Bal des pendus» d’Arthur Rimbaud, poème de jeunesse issu d’un devoir scolaire, révèle une esthétique en gestation, nourrie par l’imitation et la parodie. L’analyse met en lumière la structure circulaire du poème, inspirée de la ballade médiévale, mais subvertie par l’adolescent. Rimbaud, s’inscrivant dans la lignée de Villon et de Banville, y exprime sa révolte contre l’ordre bourgeois, inversant les rôles et transformant les paladins en pantins manipulés par le diable Belzébuth. L’étude souligne le caractère sarcastique et macabre de l’œuvre, où la mort devient un bal, une danse infernale orchestrée par un jeune poète déjà en quête d’une voix singulière. Enfin, le texte met en évidence l’influence romantique, notamment hugolienne, qui imprègne cette première tentative poétique, annonciatrice des thèmes et des obsessions qui caractériseront l’œuvre future de Rimbaud.
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