Synthèse : Stendhal entame son récit par une critique acerbe du donjuanisme, intrinsèquement lié à la chrétienté et à l'hypocrisie ecclésiastique, qu'il épingle avec sarcasme. Le don juan, selon lui, ne recherche que des plaisirs triomphants et ostentatoires, à l'instar de la liste infamante de conquêtes exhibée par Leporello. L'auteur nous dirige ensuite vers un exemple tragique de ce phénomène, inspiré par le portrait de Beatrix Cenci, figure centrale d'une chronique tragique de la Rome renaissante. François Cenci, père infâme de Beatrix, incarne la dépravation et l'irréligion, poussant ses enfants à des actes désespérés pour se libérer de sa tyrannie. L'histoire de Beatrix devient un symbole de rébellion contre l'injustice papale, alors que Clément VIII hésite à intervenir. À travers cette tragédie, Stendhal dénonce une Église complice du mal, questionnant la légitimité d'une institution qui protège l'iniquité et condamne la vertu révoltée.
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