Synthèse : Les forêts de ce poème sont bien plus que de simples étendues d'arbres. Elles deviennent des symboles chargés de sens, des témoins silencieux du temps qui passe. À travers une métaphore filée, l'auteur décrit ces forêts comme des lieux de solitude et d'attente, où chaque arbre semble porter en lui une histoire inachevée. Elles représentent à la fois la douleur de l'absence et l'espoir d'un renouveau. Les forêts deviennent ainsi le reflet de l'âme humaine, avec ses zones d'ombre et de lumière, ses questionnements et ses aspirations. Se promener dans ces bois devient alors un voyage intérieur, une quête de soi-même à travers les méandres de la nature.
Mes forêts sont de longues tiges d’histoire
elles sont des aiguilles qui tournent
à travers les saisons elles vont
d’est en ouest jusqu’au sud
et tout au nord
mes forêts sont des cages de solitude
des lames de bois clairsemées
dans la nuit rare
elles sont des maisons sans famille
des corps sans amour
qui attendent qu’on les retrouve
au matin elles sont
des ratures et des repentirs
une boule dans la gorge
quand les oiseaux recommencent à voler
mes forêts sont des doigts qui pointent
des ailleurs sans retour
elles sont des épines dans tous les sens
ignorant ce que l’âge résout/
/elles sont des lignes au crayon
sur papier de temps
porte le poids de la mer
le silence des nuages
mes forêts sont un long passage
pour nos mots d’exil et de survie
un peu de pluie sur la blessure
un rayon qui dure
dans sa douceur
et quand je m’y promène
c’est pour prendre le large
vers moi-même
elles sont des aiguilles qui tournent
à travers les saisons elles vont
d’est en ouest jusqu’au sud
et tout au nord
mes forêts sont des cages de solitude
des lames de bois clairsemées
dans la nuit rare
elles sont des maisons sans famille
des corps sans amour
qui attendent qu’on les retrouve
au matin elles sont
des ratures et des repentirs
une boule dans la gorge
quand les oiseaux recommencent à voler
mes forêts sont des doigts qui pointent
des ailleurs sans retour
elles sont des épines dans tous les sens
ignorant ce que l’âge résout/
/elles sont des lignes au crayon
sur papier de temps
porte le poids de la mer
le silence des nuages
mes forêts sont un long passage
pour nos mots d’exil et de survie
un peu de pluie sur la blessure
un rayon qui dure
dans sa douceur
et quand je m’y promène
c’est pour prendre le large
vers moi-même