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Verlaine - Poèmes saturniens - Lassitude - analyses

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Verlaine - Poèmes saturniens - Lassitude - analyse

Synthèse : À travers une exhortation à la douceur, ce poème explore les nuances de l'amour, oscillant entre passion ardente et tendresse apaisante. L'amant conseille à sa partenaire de tempérer ses élans fiévreux, prônant une langueur complice et des gestes empreints de sérénité, évoquant la quiétude fraternelle. Il oppose la violence des étreintes jalouses à la douceur d'un baiser prolongé, même s'il est mensonger, soulignant la valeur de l'intimité tranquille. Malgré l'appel de la passion sauvage, symbolisée par le son de l'oliphant, il invite à un échange délicat de promesses éphémères et de larmes partagées, célébrant ainsi une complicité amoureuse empreinte de douceur et de fugacité.

A batallas de amor campo de pluma.
(Gongora.)

De la douceur, de la douceur, de la douceur !
Calme un peu ces transports fébriles, ma charmante.
Même au fort du déduit, parfois, vois-tu, l’amante
Doit avoir l’abandon paisible de la sœur.

Sois langoureuse, fais ta caresse endormante,
Bien égaux tes soupirs et ton regard berceur.
Va, l’étreinte jalouse et le spasme obsesseur
Ne valent pas un long baiser, même qui mente !

Mais dans ton cher cœur d’or, me dis-tu, mon enfant,
La fauve passion va sonnant l’oliphant
Laisse-la trompetter à son aise, la gueuse !

Mets ton front sur mon front et ta main dans ma main,
Et fais-moi des serments que tu rompras demain,
Et pleurons jusqu’au jour, ô petite fougueuse !

   

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