Synthèse : La pièce de Jules Romains s’inscrit dans une tradition comique séculaire, celle de la satire des médecins et de leurs prétentions. L'auteur use de procédés farcesques, simplifiant les personnages et multipliant les effets de répétition et de grossissement, pour mieux dénoncer les travers d’une société prompte à se soumettre à l’autorité médicale. L’œuvre, au-delà du rire, interroge les mécanismes de la croyance et de l’abdication de la raison face à un pouvoir médical grandissant, symbolisé par le personnage de Knock. Ce dernier, par sa maîtrise de la peur et de la modernité, instaure un régime totalitaire, invitant le spectateur à une réflexion sur les dérives possibles de la science et de la médicalisation de la vie. Le texte, par son ironie grinçante, met en lumière l’ambiguïté du «sens» médical, à la fois direction et signification, et souligne le rôle cathartique du rire face à une société contemporaine hyper-médicalisée.
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