A. Breton - Les Pas perdus - la Confession dédaigneuse - analyse

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Synthèse : Dans un extrait des «Pas perdus» de 1924, André Breton, au lendemain de la Première Guerre mondiale, pose les fondements d’une éthique surréaliste, en rupture avec le passé et les valeurs bourgeoises. L’auteur y rejette la mémoire, assimilée à une entrave, et le conformisme social, incarné par une «nature» rusée et une société qui cherche à «ranger» l’individu. Breton opère une «meurtre du père» littéraire, critiquant Apollinaire et Valéry pour leur compromission, et prône une esthétique de la disponibilité, illustrée par l’expérience de l’hôtel et l’attente du «hasard objectif». L’extrait se clôt sur une éthique de l’insoumission, où la vie devient une lutte tragique contre l’inertie, sous le signe de la révolte originelle de Lautréamont. L’alliance d’un style classique et d’une pensée radicale fait de ce texte une «propédeutique» essentielle au projet surréaliste, prélude à l’écriture de «Nadja».


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