R. Char - La Fontaine narrative - Tu as bien fait - analyse
Synthèse : Ce poème de René Char s'adresse directement à Arthur Rimbaud, saluant sa décision de quitter Paris et sa carrière littéraire précoce. Char loue la jeunesse rebelle de Rimbaud et critique l'environnement étouffant dans lequel il a grandi. Il félicite Rimbaud pour avoir rompu avec les conventions et les faux-semblants de la société, embrassant une vie authentique et intense. L'image du boulet de canon symbolise la force destructrice de la quête de Rimbaud, tandis que la lave des volcans représente l'influence positive de ses idées sur le monde. En fin de compte, le poème célèbre la rébellion, l'authenticité et l'élan vital incarnés par Rimbaud, malgré la souffrance et l'errance qui accompagnent ce choix radical.
Ce poème de René Char, extrait de La Fontaines narrative, est une adresse directe à Arthur Rimbaud, le célèbre poète français du XIXe siècle.
Le poème commence par une affirmation directe : "Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud!". René Char s'adresse directement à Rimbaud, le félicitant pour sa décision de quitter Paris et sa carrière littéraire précoce.
"Tes dix-huit ans réfractaires à l’amitié, à la malveillance, à la sottise des poètes de Paris": Char souligne la jeunesse de Rimbaud et son rejet des conventions sociales et littéraires de l'époque.
Il critique également l'environnement familial de Rimbaud, qu'il décrit comme étouffant et stérile: "au ronronnement d’abeille stérile de ta famille ardennaise un peu folle"
Aussi, Char loue la décision de Rimbaud de s'échapper, de se libérer des contraintes: "Tu as bien fait de les éparpiller aux vents du large"
"de les jeter sous le couteau de leur précoce guillotine" : une image dramatique qui suggère une rupture radicale et violente avec le passé.
"Tu as eu raison d’abandonner le boulevard des paresseux, les estaminets des pisse-lyres" Rimbaud est félicité pour avoir quitté les lieux de médiocrité et de fausse poésie. Il valorise au contraire l'expérience brute, la vie authentique et simple, en opposition aux faux-semblants de la société: "pour l’enfer des bêtes, pour le commerce des rusés et le bonjour des simples"** :
"Cet élan absurde du corps et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater": L'image du boulet de canon représente la force irrésistible et destructrice de la quête de Rimbaud.
"oui, c’est bien là la vie d’un homme !": Char affirme que cette quête intense et destructrice est la véritable essence de la vie humaine.
"Si les volcans changent peu de place, leur lave parcourt le grand vide du monde et lui apporte des vertus qui chantent dans ses plaies": La lave des volcans symbolise les idées et les créations de Rimbaud qui, bien que venant d'un endroit fixe (son esprit), se répandent et enrichissent le monde.
Char termine sur une note d'espoir et de foi en l'influence positive de Rimbaud, malgré l'absence de preuves tangibles: "Nous sommes quelques-uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi."
En résumé, ce poème est une célébration de la rébellion, de l'authenticité et de l'élan vital incarnés par Arthur Rimbaud. René Char admire la décision de Rimbaud de quitter une vie de médiocrité pour une existence plus vraie, même si elle est marquée par la souffrance et l'errance.
Source: I.A.G.F
Le poème commence par une affirmation directe : "Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud!". René Char s'adresse directement à Rimbaud, le félicitant pour sa décision de quitter Paris et sa carrière littéraire précoce.
"Tes dix-huit ans réfractaires à l’amitié, à la malveillance, à la sottise des poètes de Paris": Char souligne la jeunesse de Rimbaud et son rejet des conventions sociales et littéraires de l'époque.
Il critique également l'environnement familial de Rimbaud, qu'il décrit comme étouffant et stérile: "au ronronnement d’abeille stérile de ta famille ardennaise un peu folle"
Aussi, Char loue la décision de Rimbaud de s'échapper, de se libérer des contraintes: "Tu as bien fait de les éparpiller aux vents du large"
"de les jeter sous le couteau de leur précoce guillotine" : une image dramatique qui suggère une rupture radicale et violente avec le passé.
"Tu as eu raison d’abandonner le boulevard des paresseux, les estaminets des pisse-lyres" Rimbaud est félicité pour avoir quitté les lieux de médiocrité et de fausse poésie. Il valorise au contraire l'expérience brute, la vie authentique et simple, en opposition aux faux-semblants de la société: "pour l’enfer des bêtes, pour le commerce des rusés et le bonjour des simples"** :
"Cet élan absurde du corps et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater": L'image du boulet de canon représente la force irrésistible et destructrice de la quête de Rimbaud.
"oui, c’est bien là la vie d’un homme !": Char affirme que cette quête intense et destructrice est la véritable essence de la vie humaine.
"Si les volcans changent peu de place, leur lave parcourt le grand vide du monde et lui apporte des vertus qui chantent dans ses plaies": La lave des volcans symbolise les idées et les créations de Rimbaud qui, bien que venant d'un endroit fixe (son esprit), se répandent et enrichissent le monde.
Char termine sur une note d'espoir et de foi en l'influence positive de Rimbaud, malgré l'absence de preuves tangibles: "Nous sommes quelques-uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi."
En résumé, ce poème est une célébration de la rébellion, de l'authenticité et de l'élan vital incarnés par Arthur Rimbaud. René Char admire la décision de Rimbaud de quitter une vie de médiocrité pour une existence plus vraie, même si elle est marquée par la souffrance et l'errance.
Source: I.A.G.F