Molière - Les Fourberies de Scapin - Acte 3, sc.13 - analyse
Synthèse : La scène conclusive des Fourberies de Scapin s'affirme comme un condensé des ressorts comiques de la pièce, orchestrant un ultime triomphe pour le valet rusé. Scapin, moribond en scène, met en œuvre un stratagème habile, jouant sur la honte de Géronte et l'espoir de ce dernier de préserver sa dignité, en sollicitant son pardon pour les coups de bâton infligés. La structure ternaire de la scène, marquée par une demande, une discussion ponctuée d'une fausse fin et d'une coda, révèle une ingénieuse inversion des rôles, où Géronte, victime désabusée, suppliera le valet de se taire. Le comique réside dans la répétition obsessionnelle des allusions aux coups, exaspérant le vieillard jusqu'à la conciliation finale, un pardon conditionnel qui accentue sa crédulité. La scène, par ce nouveau tour, atteste de la constance du personnage de Scapin, finissant par se faire pardonner non pas par renoncement à ses ruses, mais par fidélité à lui-même.
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