Synthèse : Pierre Corneille, dans Le Menteur, explore le mensonge comme moteur de l'action, révélant la puissance du langage qui sculpte la réalité et engendre une confusion permanente. Dorante, maître de la rhétorique, crée des mondes et des identités fictives, provoquant quiproquos et malentendus. L'esthétique de l'ironie et du décalage entre les personnages et le public se mêle à une réflexion sur les limites du discours, soulignant comment le langage peut se retourner contre celui qui le manipule, dans une critique subtile de l'éloquence comme arme de pouvoir au XVIIe siècle.
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