Jean Tardieu - Les Figures du mouvement - Feindre de fuir
Synthèse : Le poème de Jean Tardieu, «Feindre de fuir», explore, par le biais d’une structure binaire, le passage du chaos à la sérénité, et interroge ainsi l’essence même de l’acte poétique. L’œuvre met en scène un mouvement paradoxal : une «fuite» feinte, délibérée, qui conduit à un recentrage, symbolisé par la «ligne» du vers, et à un «repos chargé de sens». Cette transformation s’opère par une métamorphose du sensible, où la «musique» du monde, faite de tumulte et de multiplicité, se mue en un «regard silencieux». Tardieu, par cette poésie épurée, définit l’acte créateur comme une résistance au désordre, une quête de sens qui se révèle dans l’épure et le silence. Le poème, tel un art poétique miniature, résonne avec la tradition moderniste qui voit dans la forme poétique le moyen d’ordonner l’existence fragmentée.
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