Synthèse : L’étude se penche sur l’acceptation, par Argan, de la mise en scène de sa propre mort dans *Le Malade imaginaire*, interrogeant la pertinence des critiques de Robert Garapon qui y décèle une entorse à la vraisemblance psychologique. L’analyse, loin de trancher péremptoirement, explore les ressorts qui motivent ce consentement apparemment paradoxal. La réponse d'Argan est ainsi motivée par la perspective d’outrepasser son frère Béralde, la fascination qu'exerce sur lui le fait de se sentir malade, mais aussi, en filigrane, l'expérience vécue par Louison, et, enfin, le désir de se complaire dans sa propre vanité. L'auteur souligne que la stratégie de Toinette, qui exploite l’orgueil et les faiblesses d'Argan, est déterminante dans cette acceptation. Dès lors, l’acceptation du stratagème par Argan révèle une complexité psychologique et une logique internes qui rendent vaine toute accusation d’incohérence. L’article démontre ainsi comment la connaissance du personnage, tant par Molière que par Toinette, autorise à lever l'objection quant à la vraisemblance, et invite à une relecture nuancée de cette scène.
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