Synthèse : L’extrait de la nouvelle 55 de l’«Heptaméron» de Marguerite de Navarre propose une fine analyse de l’hypocrisie religieuse à travers une structure narrative double. Le récit initial, empruntant aux codes de la farce, met en scène la ruse d’une veuve qui déjoue les dernières volontés hypocrites de son mari, un marchand cupide. Ce dernier, soucieux de racheter ses péchés, lègue ses biens de manière intéressée, espérant ainsi manipuler la grâce divine. Le récit se prolonge par un débat entre deux des «devisants», Geburon et Parlamente, qui confrontent leurs visions morales. Parlamente, porte-parole probable de l’auteure, critique la «comptabilité du salut» et dénonce une foi superficielle, privilégiant une approche spirituelle et personnelle. L’extrait illustre ainsi la capacité de Marguerite de Navarre à mêler divertissement et réflexion, satire sociale et critique théologique, faisant de l’«Heptaméron» une œuvre majeure de la Renaissance.
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