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Flaubert - Bouvard et Pécuchet - Chapitre 7 - extrait analysé

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Flaubert - Bouvard et Pécuchet - Chapitre 7 - analyse

Synthèse : L'extrait de «Bouvard et Pécuchet» analysé ici, postérieur aux multiples échecs des deux protagonistes, cristallise, avec une sobriété glaçante, leur renoncement. L'incipit, «Des jours tristes commencèrent», installe une atmosphère de mélancolie durable, soulignant l'installation d'un mal-être persistant. La cessation de toute activité intellectuelle, motivée par la «peur de déceptions», marque une rupture définitive avec leur quête encyclopédique. L'isolement, qu'il soit social («les habitants de Chavignolles s’écartaient d’eux»), intellectuel («les journaux tolérés n’apprenaient rien») ou existentiel («leur solitude était profonde, leur désœuvrement complet»), s'amplifie progressivement. Flaubert, par une écriture concise et une parataxe implacable, use d'un champ lexical de la privation et de la négation, accentuant le sentiment d'effondrement. L'impersonnalité initiale, puis le focus sur les sujets, et l'emploi de l'imparfait, confèrent à cette situation une dimension de durée et d'irréversibilité. L'objectivité et la retenue narrative de Flaubert, en s'effaçant derrière le récit, rendent le constat d'autant plus poignant. L'extrait, condensé de la misère humaine et intellectuelle, préfigure le repli final des personnages sur le «copier bêtement», ultime tentative d'échapper au néant. Ce passage, empreint d'une neutralité apparente, révèle l'absurdité d'un monde où la recherche du savoir conduit à l'ennui et à l'isolement «profond».


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