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A. Jarry - Ubu Roi - Acte 1, scène 7 - extrait analysé

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A. Jarry - Ubu Roi - Acte 1, scène 7 - analyse

Synthèse : L’analyse proposée porte sur la scène 7 de l’acte I d’«Ubu Roi» d’Alfred Jarry, où se cristallise la conspiration visant à assassiner le roi Venceslas. L’étude met en lumière la manière dont Jarry, par le biais d’une esthétique grotesque et parodique, subvertit les codes traditionnels de la conjuration, offrant une satire mordante du pouvoir. La pièce, en reprenant la structure canonique de la «scène de complot», la vide de toute noblesse. Le débat stratégique est rabaissé à la trivialité, les méthodes envisagées oscillant entre l’empoisonnement lâche et la violence burlesque. Le signal du déclenchement, loin d’être sublime, est réduit à un mot scatologique. Au centre de ce dispositif, le Père Ubu, anti-héros lâche et vorace, incarne l’égoïsme et la bêtise humaine. Sa lâcheté maladive, sa soumission aux instincts primaires et son attachement bureaucratique aux formes vides le transforment en une figure comique et inquiétante. La scène du serment, qui clôt l’extrait, parodie les rituels sacrés, désacralisant la politique. La Mère Ubu remplace le prêtre, et le serment lui-même est vidé de son sens, le langage devenant une simple performance mécanique. La réplique finale, «Vive le Père Ubu!», illustre l’allégeance aveugle de la masse, prête à suivre le premier venu. Jarry, en parodiant les grandes scènes de conspiration, déconstruit la mécanique du pouvoir, annonçant par cette «hénaurmité» le théâtre de l’Absurde.


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