Synthèse : La lettre de Madame du Deffand à Voltaire, datée du 28 décembre 1765, constitue un témoignage précieux de la complexité intellectuelle du XVIIIe siècle. S'inscrivant dans la riche correspondance entre la marquise et le «Patriarche de Ferney», ce texte révèle une pensée dissidente, empreinte d'un scepticisme profond face à l'optimisme des Lumières. L'analyse révèle une critique acerbe de la quête voltairienne de la vérité, perçue comme une entreprise destructrice menant au nihilisme. Madame du Deffand, défendant l'importance vitale de l'illusion, oppose à la raison un relativisme radical et une vision pessimiste de la nature humaine, soulignant les limites de la tolérance et de l'espoir de progrès. Ce faisant, elle s'affirme comme une figure d'opposition, une «anti-Voltaire», qui privilégie la lucidité désespérée et le confort des «hochets» à l'illusion d'un monde meilleur.
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