⇠ Corneille - Rodogune - IV,7 - extrait analysé

Corneille - Rodogune - V,4 - extrait analysé

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Synthèse : La tragédie "Rodogune" de Corneille plonge au cœur des ténèbres de l'âme humaine assoiffée de pouvoir, mettant en scène une Cléopâtre monstrueusement grandiose. La scène 4 de l'Acte V, point culminant de la pièce, dévoile un spectacle d'urgence et d'agonie où le poison devient acteur central, orchestrant un ballet de mains et de paroles chargées de tension. Cléopâtre, en se sacrifiant pour dissimuler son crime, incarne le paradoxe cornélien d'une "héroïne du Mal" triomphant moralement et héritièrement. Sa mort, sublimement monstrueuse, renverse les valeurs maternelles et révèle une grandeur maléfique où la haine devient compagne loyale et la mort, un acte de souveraineté. Le dénouement tragique laisse les survivants dans une impasse existentielle, marqués par un héritage empoisonné et une malédiction prophétique. Cléopâtre, en maudissant l'avenir, insuffle le venin de la discorde dans la lignée, laissant Antiochus seul sur un trône souillé, confronté à une fatalité sanglante. Ce chef-d'œuvre cornélien, en privant le spectateur de catharsis, annonce avec une ironie noire la tragédie inéluctable qui planera sur les héros raciniens à venir.


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