Synthèse : L'extrait, consécutif à l'énonciation du mot «peste», sonde l'incrédulité initiale qui frappe les habitants d'Oran face à l'émergence du fléau. Le narrateur, par une réflexion lucide, met en perspective la difficulté d'appréhender une catastrophe, soulignant l'écart abyssal entre la réalité concrète et la perception humaine. Il établit un parallèle saisissant avec la guerre, dont l'ampleur, malgré ses millions de victimes, demeure souvent abstraite, reléguée au rang de «fumée dans l'imagination». L'auteur décrypte ainsi le mécanisme de déni, inhérent à la condition humaine, qui conduit à minimiser l'impact du fléau, le considérant comme un «mauvais rêve» voué à s'estomper. L'extrait pointe enfin l'orgueil des hommes, qui, oubliant leur propre fragilité, s'accrochent à l'illusion d'un monde où les fléaux demeurent impossibles.
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