Synthèse : Raphaël Confiant construit une véritable contre‑épopée créole : en adoptant d’abord les apparats prestigieux du récit maritime héroïque, il en révèle la duplicité pour faire apparaître, sous le mythe de la découverte, la réalité d’un système marchand fondé sur le génocide et la traite négrière. La voix du conteur créole, portée par l’anaphore « Il y a ceux qui… », réécrit la Grande Histoire depuis le point de vue des vaincus, transformant la « Traversée du Milieu » en concept central d’une poétique du Gouffre qui rejoint les analyses de Césaire et Glissant sur les origines sanglantes de la modernité occidentale.
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