Synthèse : Cet extrait repose sur une personnification saisissante de la terre, d’abord nourricière puis violentée, qui permet à Laurent Gaudé de rendre tangible l’horreur de l’accumulation des morts. À travers une métaphore filée de l’ingestion et un lexique corporel intense, l’auteur dénonce la brutalité humaine et la déshumanisation engendrée par la guerre. La terre, figure universelle, devient ainsi le témoin souffrant d’une humanité qui a perdu toute mesure.
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