Molière - Les Fourberies de Scapin - Acte 3, sc 2 - analyse
Synthèse : L'extrait présenté des Fourberies de Scapin déploie une mécanique comique particulièrement efficace, centrée sur l'interaction entre Géronte, vieillard crédule, et Scapin, valet roublard. Ce dernier, après avoir déjà soutiré de l'argent à son maître, ourdit un stratagème complexe, fondé sur la peur et l'illusion, pour le duper à nouveau. La mise en scène, par l'emploi de la contrefaçon et d'un comique de geste exacerbé – notamment la scène du sac et des coups – inverse les rôles traditionnels, faisant du valet l'agent actif et du maître la victime passive. Par le truchement de la parodie langagière et l'ingéniosité des situations, Molière, dans cet extrait, explore avec brio les ressorts de la farce, tout en offrant une réflexion acerbe sur la naïveté et la crédulité, vecteurs du rire.
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