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Rimbaud - Recueil de Douai - Ma Bohème - analyses

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Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal :
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !


Mme Rimbaud fit ramener son fils à Charleville par la maréchaussée.
Rimbaud y passa des jours d’ennui, faisant de longues promenades avec son ami, Delahaye,
adoptant des allures provocantes, se plaisant à choquer les populations (notamment en exhibant une coiffure de « mérovingien »), agressant, insultant partout où il passait, affirmant sa haine pour l’ordre établi. Il s’était mis à fréquenter la bibliothèque municipale, où il avait découvert les socialistes français (Proudhon, Babeuf, Saint-Simon, Louis-Blanc).

   

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