Rimbaud: Les Illuminations; Villes II ou Poème de l'acropole
Synthèse : L'auteur décrit une «acropole officielle» d'une étrangeté saisissante, où l'architecture classique est reproduite dans une démesure inédite, évoquant un «goût d'énormité singulier». L'atmosphère est dominée par un ciel gris immuable et une neige éternelle, accentuant le caractère impérial des bâtiments, parmi lesquels des ministères aux escaliers grandioses et une Sainte-Chapelle surmontée d'un dôme d'acier monumental. L'organisation spatiale, avec ses squares, cours et terrasses, ainsi que la présence d'un bras de mer artificiel, contribuent à l'impression d'une ville labyrinthique et inaccessible, dont les niveaux et les quartiers demeurent mystérieux. Le quartier commerçant, un «circus» aux allures de théâtre sans boutiques visibles, suggère une société où le luxe et l'opulence côtoient une obscurité palpable, tandis que le faubourg, bien que plus «élégant», se perd dans une campagne sauvage et artificielle, le «Comté», où les «gentilshommes sauvages» semblent évoluer dans un espace temporel propre.
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