Synthèse : L’étude de Lucien Goldmann sur «Britannicus» de Racine, inscrite dans le cadre de sa théorie de la «vision tragique», est soumise ici à une critique serrée. L’analyse, qui se concentre sur la prééminence accordée par Goldmann au personnage de Junie et sur sa lecture des rapports entre les personnages, révèle des failles majeures. L’auteur met en évidence l’interprétation paradoxale du critique, qui fait de Junie, reléguée «à la périphérie», le personnage central, et de Britannicus, censé incarner la faiblesse, un « pantin» dénué de toute importance. L’étude souligne les contradictions inhérentes à cette approche, notamment le décalage entre la vision de Junie et celle de Goldmann, ainsi que la dénaturation des personnages et des enjeux de la pièce, qui se trouvent réduits à un schéma préconçu. La conclusion met en question la pertinence de l’analyse goldmannienne pour l’étude de «Britannicus», en soulignant son incapacité à rendre compte de la complexité de l’œuvre et de sa dimension tragique.
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