SynthĂšse : Le poĂšme cĂ©lĂšbre la femme noire, Ă©rigĂ©e en symbole de beautĂ© et de vie. L'auteur, imprĂ©gnĂ© de son «ombre», dĂ©couvre une beautĂ© fulgurante, comparable à «l'Ă©clair d'un aigle». La femme est ensuite comparĂ©e Ă un fruit mĂ»r, Ă une savane vibrante, Ă un tam-tam vibrant, et Ă une huile apaisante, soulignant sa sensualitĂ© et sa force. L'Ćuvre explore la profondeur spirituelle de la femme, dont la voix est perçue comme un «chant spirituel». Enfin, le poĂšte exprime son dĂ©sir de fixer cette beautĂ© Ă©phĂ©mĂšre, menacĂ©e par le Destin, dans l'Ă©ternitĂ©.
Femme nue, femme noire
VĂȘtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beautĂ© !
J'ai grandi Ă ton ombre, la douceur de tes mains bandait mes yeux.
Et voilĂ qu'au cĆur de l'ĂtĂ© et de Midi, je te dĂ©couvre,
Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beautĂ© me foudroie en plein cĆur, comme l'Ă©clair d'un aigle.
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fait lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée.
Femme nue, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlĂšte, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau
Délices des jeux de l'esprit, les reflets de l'or rouge sur ta peau qui se moire
à l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beautĂ© qui passe, forme que je fixe dans l'Ăternel
Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.
VĂȘtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beautĂ© !
J'ai grandi Ă ton ombre, la douceur de tes mains bandait mes yeux.
Et voilĂ qu'au cĆur de l'ĂtĂ© et de Midi, je te dĂ©couvre,
Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beautĂ© me foudroie en plein cĆur, comme l'Ă©clair d'un aigle.
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fait lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée.
Femme nue, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlĂšte, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau
Délices des jeux de l'esprit, les reflets de l'or rouge sur ta peau qui se moire
à l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beautĂ© qui passe, forme que je fixe dans l'Ăternel
Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.