Synthèse : Le surréalisme, en rejetant la rationalité, s'est naturellement tourné vers des formes artistiques échappant à nos conventions habituelles. André Breton, influencé par Apollinaire et les cubistes, a été attiré par l'art africain et océanien, collectionnant fétiches et objets exotiques. Il a trouvé dans ces arts une exploration des apparences humaines et une tentative de transcender la dualité entre physique et mental. Les œuvres expressives et inventives de ces cultures ont fasciné Breton, révélant des angoisses primordiales refoulées par la civilisation. Sa quête des racines de l'âme primitive l'a mené à explorer l'art des Amérindiens et des Esquimaux.
Breton a également été intrigué par les expressions artistiques de la folie, comme en témoigne son ouvrage "L'Art des fous, la clé des champs". Il y voit une authentique libération des mécanismes de la création artistique, dénuée de contraintes rationnelles. Dans son atelier, les œuvres d'artistes côtoient des objets primitifs, populaires et des créations de malades mentaux, créant des résonances mystérieuses. Pour Breton, la liberté absolue des artistes fous confère à leur art une grandeur comparable à celle des Primitifs, loin des conventions de la raison.
Contenu réservé aux abonnés
Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.