Synthèse : Les mythes occupent une place centrale dans l'œuvre de Senghor, notamment dans la tradition orale africaine où ils servent de vecteurs de savoir. Trois mythes majeurs structurent son recueil : le Kaya-Magan, Chaka et les mythes cosmogoniques. Les mythes bibliques, omniprésents, confèrent une dimension sacrée à des récits de création, tandis que la figure de la reine de Saba, réinterprétée par Senghor, symbolise la négritude et l'universalité de l'humanité. Le mythe du Kaya-Magan, à la croisée de l'histoire et de la légende, incarne la grandeur passée de l'Afrique et l'idéal de métissage cher à Senghor. Quant à Chaka, il est transformé en héros tragique, un "Christ noir" dont la lutte contre l'oppression résonne avec les dilemmes politiques et poétiques de Senghor lui-même. Ces mythes ne se contentent pas de magnifier le passé, mais dessinent un avenir où le métissage devient la clé de la réconciliation et de l'harmonie mondiale.
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