Synthèse : L’œuvre de Rabelais, «Pantagruel», s’inscrit dans la lignée de «Gargantua», en explorant la formation intellectuelle et spirituelle du fils du géant, nourrie d’un savoir encyclopédique puisé aux sources antiques et bibliques. Le roman, parodie de la chronique historique médiévale, s’attaque aux méthodes d’enseignement de l’Université de Paris, tout en interrogeant la nature du savoir et l’opposition entre sagesse et sophistique. L’apparition de Panurge, figure complexe et potentiellement double de Pantagruel, et l’épisode de la descente d’Épistémon aux enfers, enrichissent la dimension satirique et réflexive du récit, notamment par le recours au topos du monde renversé. L’ouvrage, imprégné d’humanisme, célèbre l’enthousiasme pour la culture antique et l’idéal d’une connaissance universelle, comme l’atteste la célèbre lettre de Gargantua à son fils. L’originalité de Rabelais se manifeste également dans le langage, entre plaidoyer pour la langue naturelle et satire de l’abus du latin, témoignant d’une volonté de renouveler les codes littéraires tout en divertissant le lecteur.
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