Rostand: Cyrano de Bergerac - Acte 2, scène 8 - analyse
Synthèse : Dans cet extrait de Cyrano de Bergerac, l’auteur met en scène une violente satire du monde littéraire du XVIIe siècle, incarné par les poètes de cour soumis au mécénat. Cyrano, refusant la compromission, énonce avec véhémence, par une série d’interrogations et de « non merci » cinglants, les conditions qu’il rejette. Il dépeint, par des métaphores animales et végétales, la déchéance morale de ces écrivains, réduits à la soumission et à la lâcheté.
La seconde partie de la tirade, introduite par un « mais » salvateur, offre un contrepoint lumineux. Cyrano y célèbre, par une énumération exaltée, sa propre liberté, son indépendance et son refus de toute servitude. L’autoportrait idéalisé, fait d’exclamations et d’un champ lexical de la liberté, révèle un homme solitaire, franc, modeste et désintéressé. L’antithèse entre ces deux tableaux, celui du poète de cour et celui de Cyrano, met en lumière la marginalité et la complexité d’un personnage qui, à l’instar d’Alceste, préfère l’intégrité à la gloire.
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