A. Jarry - Ubu Roi - Acte 3, scène 2 - analyses
Synthèse : L'analyse de la scène II de l'acte III d'«Ubu Roi» révèle comment Jarry, par l'emploi du grotesque et de l'absurde, déconstruit la notion de pouvoir royal pour en faire une satire féroce. La pièce met en scène une justice expéditive et vénalement motivée, où le palais devient le théâtre d'une boucherie grotesque. Ubu, tyran stupide et cupide, instaure un règne fondé sur la déshumanisation des victimes, réduites à des objets et à des sources de profit.
L'auteur souligne la trivialité du langage ubuesque et l'arbitraire des condamnations, où l'avidité du tyran dicte la loi. L'insatiabilité d'Ubu, exprimée à travers son désir d'accumulation, est le moteur de cette tyrannie. Mère Ubu, par ses rares interjections, offre un contrepoint moral impuissant face à la barbarie.
Cette scène, véritable mise en abyme de la tyrannie, révèle la transformation de l'État en une machine de spoliation et de meurtre, où la justice et la rationalité sont anéanties. L'œuvre de Jarry, loin d'être un simple divertissement, constitue une critique acerbe des dérives autoritaires et des totalitarismes en gestation.
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