⇠ Anouilh, Antigone et le mythe d'Oedipe Anouilh - Antigone - Antigone et Créon ⇢

Anouilh - Antigone - Le Prologue - analyses

     Page vue 26 fois, dont 4 fois ce mois-ci.

13 pages • Page 12 sur 13

Synthèse : Dans son «Antigone» de 1944, Jean Anouilh réinvente le mythe sophocléen en une tragédie moderne, dont le prologue constitue une véritable charte esthétique. Loin de la simple exposition, cette scène liminaire, confiée à un personnage unique, brise les codes classiques en mêlant prose et registre familier, tout en conservant la fonction traditionnelle de présentation des personnages et de l’intrigue. L’auteur y opère une désacralisation des figures tragiques, humanisant Antigone, présentée comme une «anti-héroïne», et banalisant les figures du pouvoir, pour mieux souligner la solitude de l’héroïne face à un destin implacable. Anouilh, en annonçant d’emblée l’issue fatale, abolit le suspense pour mieux mettre en lumière la mécanique tragique, impliquant ainsi le spectateur dans une tragédie où le «non» d’Antigone prend une dimension existentielle.


Contenu réservé aux abonnés

Le contenu principal de cette analyse est réservé aux abonnés. Pour y accéder, veuillez vous connecter ou souscrire à un abonnement.


   

Texte de Référence

Veuillez sélectionner un texte.