⇠ Sade - Justine ou les malheurs de la vertu - incipit

Sade: Justine ou les malheurs de la vertu; Dédicace - étude

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Synthèse : L’adresse liminaire de «Justine ou les Malheurs de la vertu» de Sade, adressée à Constance, s’apparente à une captatio benevolentiae ironique, dévoilant une stratégie complexe. L’auteur y défend son œuvre en revendiquant son originalité, notamment en opposant le triomphe du vice à la vertu sacrifiée, et en promettant une «sublime leçon de morale». Cependant, cette défense se double d’une parodie des codes littéraires, notamment ceux de la préface et du roman moralisateur, révélant le masque du libertin. L’ironie, l’outrance stylistique et l’emprunt à un style sensible, par exemple rousseauiste, soulignent le caractère parodique de l’entreprise sadienne. Sade, en s’adressant à un public averti, invite à une lecture qui déconstruit les apparences et révèle le double jeu de l’auteur, oscillant entre la défense de son œuvre et sa subversion.


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