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Le romantisme en France au XIXème siècle

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Synthèse : Le texte circonscrit les contours du romantisme français, en retraçant son émergence et ses caractéristiques distinctives. L’auteur souligne le rôle précurseur de Rousseau et les paradoxes engendrés par la Révolution de 1789. Il met en lumière l’influence de Madame de Staël et de son ouvrage «De l’Allemagne» dans la définition du mouvement. Socialement, le romantisme français se manifeste à travers une génération d’écrivains souvent issus de la noblesse, en quête de nouveaux idéaux. Cette première génération, marquée par le «mal du siècle», trouve son expression dans l’œuvre de Stendhal, Balzac et d’autres romanciers. L’essor du romantisme est également lié à l’animation de salons littéraires et à la remise en question des règles classiques, notamment par Hugo dans la «Préface de Cromwell» et lors de la «bataille d’Hernani». Enfin, le texte insiste sur la nature critique, dynamique et créatrice du romantisme, qui s’affirme comme une force de transformation.

Avant la révolution française de 1789, c’est Jean-Jacques Rousseau qui ouvrit la voie du romantisme par ses Rêveries du promeneur solitaire ou par ses grandes utopies romanesques comme La nouvelle Héloïse. Mais la singularité de l’expérience française tient aux contradictions et aux déchirures que la révolution a laissées derrière elle.
En France, autour de 1800, alors que s’apprêtait à sortir Atala et René de Chateaubriand, la notion de romantisme n’existait guère que sous la forme de l’adjectif « romantic » tiré de l’anglais qui signifie « romanesque » et « pittoresque » ou de l’adjectif « Romantik en allemand où il est question de retrouver le génie des anciens peuples romans. Le terme de « Romantique » prend alors en France tout son sens grâce à l’ouvrage De l’Allemagne de Madame de Staël qui est la première à décrire ce mouvement.

Socialement, les premiers romantiques français sont nobles : Chateaubriand, Lamartine, Vigny ou encore Musset. Ils semblent passéistes, souvent catholiques, en quête désespérée de valeurs nouvelles. Politiquement, ils sont souvent monarchistes. Esthétiquement, ils sont d’abord poètes, avec un goût des vers et des mots emprunts de la création hugolienne. Ils semblent en accord pour déclamer le tragique malaise d’une génération perdue, en quête d’idéaux et qui rencontre en guise de héros les premiers capitalistes. En outre, sur le plan thématique, les poètes romantiques utilisent souvent les mythes de l’antiquité grecque ou romaine.
Cette première génération romantique de 1830 se définie par son mal du siècle et son désenchantement.

Frappés du même mal de vivre, des romanciers tels que Stendhal, Balzac, George Sand, Dumas, Eugène Sue s’imposent en France et ont en commun ce que l’on a appelé la « Foi romantique ». Cette Foi, ce vouloir-vivre malgré tout on les retrouve chez le jeune Julien Sorel dans Le Rouge et le noir, mais aussi chez Lucien de Rubempré dans Les Illusions perdues.

Le romantisme français ne cesse de croître avec notamment la création de quelques salons littéraires comme celui de Nodier ou de Hugo où ce dernier en profite pour rédiger le pamphlet anticlassique et proromantique dans la Préface de Cromwell en 1827. Les règles du théâtre traditionnel ( règle de temps, de lieu et d’action ) sont alors remises en question puis finalement complètement mises de côté par les romantiques. Et c’est encore avec le théâtre que le scandale advient lors de la mémorable « bataille d’Hernani » en 1830 où Hugo impose son esthétique nouvelle.

Passéiste ou résolument tourné vers le ciel contemporain, le romantisme est critique ; il ne s’accommode pas de ce qui existe, il dénonce la perte de foi, les solitudes nouvelles dans les grandes villes. Révolté et dynamique, mélancolique et enthousiaste, le romantisme apparaît comme un prodigieux créateur dans tous les domaines et tous les genres.

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