Synthèse : L’analyse du conte «Cendrillon» de Perrault révèle une allégorie complexe, loin de la simple morale enfantine souvent véhiculée. L’étude des moralités, en particulier la seconde, met en lumière une vision pragmatique de la réussite sociale, influencée par les traités de civilité de l’époque. L’auteur démontre que «Cendrillon» s’inscrit dans un courant de pensée qui valorise la «bonne grâce» et la maîtrise des codes sociaux comme clés de l’ascension, à l’instar de l’«honnête homme».
L’article explore ainsi le rôle de l’éducation et de l’échange dans le conte, soulignant comment la jeune fille, par sa transformation et son adhésion aux valeurs mondaines, incarne l’idéal de «l’honnête femme». L’étude des sœurs, quant à elles, permet de mettre en évidence les limites de l’affectation et de l’incapacité à la réciprocité, qui les excluent du jeu social. L’auteur conclut en affirmant que «Cendrillon» est une œuvre savante, illustrant les valeurs aristocratiques et mondaines de son temps, et non un simple récit folklorique.
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