Synthèse : L’analyse proposée met en lumière le rôle central de la parole dans la tragédie racinienne «Phèdre», soulignant comment la sortie du silence précipite les personnages dans le tragique. La pièce se construit autour de la révélation progressive d’un secret, orchestrée par la parole, qui, loin d’être un simple vecteur d’information, devient une force performative. L’étude détaille les trois moments clés où Phèdre rompt le silence : devant Oenone, où elle révèle l’obsession amoureuse et la puissance du langage ; devant Hippolyte, où les mots voilés conduisent à une déclaration coupable ; et enfin, devant Thésée, où la parole, libérée des passions, assume une fonction transitive. L’auteur souligne que la parole, une fois prononcée, est irréversible, et qu’elle engendre un transfert, un retour du refoulé, symbolisé par le monstre, qui scelle le destin des protagonistes.
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