Synthèse : L’étude interroge la destination enfantine des contes de Perrault, en particulier à travers les illustrations de Gustave Doré. Si le style des contes, caractérisé par une langue claire et des intrigues limpides, semble s’adresser à la jeunesse, l’analyse révèle une complexité plus grande. Certains contes, en vers et empreints de références littéraires, s’éloignent de l’horizon enfantin. De même, les leçons morales, bien que présentes et visant à l’édification, sont parfois ambiguës, voire absentes, comme dans «Le Petit chaperon rouge». L’étude souligne que Perrault, dans la lignée de la tradition horatienne de l’«utile dulci», vise également un public adulte, notamment les femmes des salons du XVIIe siècle. Les illustrations de Doré, loin de se limiter à une simple fonction didactique, mettent en scène une atmosphère et une esthétique qui dépassent la compréhension de l’enfant, intégrant des références artistiques et des préoccupations romantiques.
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