Synthèse : Dès l'incipit du *Dernier jour d'un condamné*, Victor Hugo déploie les mécanismes d'une rhétorique engagée, instaurant une tension dramatique par l'emploi du monologue et du point de vue interne. L'articulation spatio-temporelle, circonscrite à un cachot et à l'imminence de l'exécution, amplifie l'emprisonnement physique et psychologique du protagoniste, dont l'identité demeure volontairement omise. La répétition obsessionnelle de l'expression « condamné à mort » et l'évocation d'un passé révolu, contrastant avec la réalité carcérale, instaurent une tonalité lyrique et pathétique. L'incipit se révèle ainsi une puissante métaphore de l'enfermement, où la pensée de la mort, personnifiée, se transforme en un spectre oppressant. L'analyse de cet extrait dévoile une stratégie d'écriture visant à susciter l'empathie et à dénoncer, par le biais d'une esthétique romantique, l'inhumanité de la peine capitale.
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