Synthèse : Dans le théâtre des années cinquante, le rapport au temps est bouleversé, perturbant les repères habituels. Les dramaturges de l'époque cherchent à déconstruire la linéarité temporelle, illustrée par des objets temporels déréglés comme la pendule irrégulière de Ionesco. Dans "En attendant Godot" de Beckett, l'attente des personnages est marquée par une angoisse liée à la perception du temps et à la mémoire défaillante. L'incertitude règne, que ce soit sur les dates, les âges des personnages ou même sur la succession des événements. Le temps subjectif, propre à chaque individu, est également altéré par l'amnésie des protagonistes. L'attente devient le cœur de l'action, transformant la structure de la pièce en une succession de bavardages et de jeux clownesques. Beckett joue avec les illusions et les faux-semblants, brouillant les pistes temporelles et spatiales, invitant ainsi le lecteur à une réflexion profonde sur la perception du temps et de l'espace dans le théâtre moderne.
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