Synthèse : L’étude se penche sur l’interprétation du mythe de Circé et de la métamorphose des compagnons d’Ulysse, explorant les lectures qu’en firent Pythagoriciens, Platoniciens et, plus tard, les penseurs chrétiens. Les philosophes de l’Antiquité, à l’instar de Boèce, y voyaient une allégorie de la métempsycose, les âmes des hommes étant punies de leurs vices par une réincarnation animale. Cette vision, ancrée dans la philosophie platonicienne, trouvait un écho dans l’interprétation des mythes homériques, notamment dans l’intelligence prêtée aux animaux. L’herbe «moly», donnée à Ulysse par Hermès, symbolise la raison, préservant l’homme de la déchéance. Les chrétiens, tout en rejetant la transmigration littérale, ont retenu la dimension allégorique du mythe, les «poisons de Circé» représentant les vices qui blessent l’âme sans la détruire.
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