Synthèse : Dans sa «Lettre à d’Alembert sur les spectacles», Jean-Jacques Rousseau s’oppose fermement à l’établissement d’un théâtre à Genève, arguant que celui-ci menacerait la spécificité de la cité. L’auteur, après avoir réfuté la viabilité économique d’une telle entreprise, explore les conséquences morales et sociales désastreuses qu’entraînerait, selon lui, l’introduction du spectacle. Rousseau dénonce ainsi la corruption des mœurs, la féminisation des hommes, la disparition des cercles et des valeurs républicaines, ainsi que l’inégalité croissante qu’un théâtre favoriserait. Il critique les pièces de théâtre, qu’il juge moralement néfastes et inadaptées à l’esprit genevois, et met en garde contre l’altération irrémédiable des mœurs qu’un tel changement provoquerait. L’œuvre se conclut par un plaidoyer pour le maintien des valeurs d’austérité et de simplicité, garantes de la liberté républicaine.
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