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Le Naturalisme

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Synthèse : La définition du naturalisme, mouvement littéraire souvent associé au réalisme, demeure complexe et sujette à débat. Certains critiques, à l’instar d’Erich Auerbach dans «Mimesis», le considèrent comme une simple déclinaison éphémère du réalisme, soulignant ainsi les enjeux d’une approche essentiellement historiciste. L’œuvre d’Émile Zola, figure emblématique du naturalisme, est au cœur de cette interrogation. Pour Zola, le naturalisme transcende la simple esthétique pour se constituer en «méthode», comme le souligne Yves Chevrel, une méthode de recherche inspirée des sciences. Zola, dans ses écrits, notamment ceux publiés dans «Le messager de l’Europe», définit le naturalisme comme «un coin de la nature vu à travers un tempérament». Il promeut ainsi, dans les années 1880, une littérature qui se veut «la forme actuelle et vivante de la littérature contemporaine», une littérature qui, selon lui, s’attache à «résoudre scientifiquement la question de savoir comment se comportent les hommes, dès qu’ils sont en société», comme il l’expose dans «Le Roman expérimental».

La définition du naturalisme est problèmatique dans la mesure où ce mouvement littéraire entre en comparaison avec le réalisme. Ainsi, certains théoriciens le définissent systématiquement par rapport au réalisme, dont il serait une manifestation, un courant éphémère. Les problèmes soulevés relèvent avant tout de l’histoire littéraire (voir Auerbach, Mimesis, 1968). Par ailleurs, le naturalisme est systématiquement associé au nom de Zola, pour qui il est « une méthode, et non une rhétorique, une stylistique, ou une thématique. » (Yves Chevrel, Le naturalisme, étude d’un mouvement littéraire international, PUF, 1993, p.19)

Dans Le messager de l’Europe, Zola donne un premier article en 1875 et parle de « l’école naturaliste » en donnant cette célèbre définition : « Une œuvre est un coin de la nature vu à travers un tempérament »(Y. Chevrel, op.cit)
C’est dans divers revues et journaux qu’Emile Zola défend ce qu’il considère dans les années 1880 comme « la forme actuelle et vivante de la littérature contemporaine » (ibid. p.125) Pour lui, le naturalisme n’est pas une façon d’écrire mais une méthode de recherche qui s’appuie sur les sciences. Dans Le Roman expérimental, il entend « résoudre scientifiquement la question de savoir comment se comportent les hommes, dès qu’ils sont en société »(ibid.)

   

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