Synthèse : L’étude du «Page disgracié» révèle une évolution significative du burlesque, perceptible notamment dans la seconde partie du roman. Dans la première partie, le burlesque s’incarne dans les facéties d’un jeune page, souvent puni et victime de ses propres espiègleries, incarnant ainsi un "garnement-type". Devenu adolescent, le protagoniste se mue en observateur, témoin d’une galerie de «types» ridicules, tels l’avare libéral ou le chevalier grotesque, sans pour autant en tirer une quelconque leçon morale, si ce n’est la volonté de se distancer d’une humanité peu fréquentable.
Le texte souligne la cruauté des farces, qui, bien que relevant du comique, peuvent aujourd’hui susciter un malaise, notamment en raison de la souffrance infligée aux innocents. L’analyse met en lumière le caractère carnavalesque de l’œuvre, où le corps et ses fonctions triviales sont mis en exergue à travers l’aspect des personnages et la nature des plaisanteries.
Cependant, au-delà du comique de farce, une autre forme d’humour, plus raffinée, fondée sur l’esprit et les caractères, est également présente, notamment dans l’épisode de la linotte muette ou dans la petite comédie du faux Polonais. Paradoxalement, cette forme de comique semble moins développée dans la seconde partie, suggérant une perte de fraîcheur et une évolution vers une mélancolie chez le page adolescent.
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