Synthèse : L’analyse des contes de Perrault révèle une esthétique foncièrement réaliste, loin des fantaisies gratuites. L’auteur use du «merveilleux» non comme un prétexte à l’extravagance, mais comme un outil narratif au service de la cohérence du récit, où l’habileté des personnages, et non la magie, est déterminante. L’ancrage spatio-temporel des contes, loin d’être vague, s’inscrit dans une réalité reconnaissable par les lecteurs du XVIIe siècle, comme en témoignent les détails des mœurs et des références temporelles. Perrault privilégie la cohérence psychologique des situations, et nuance la distribution des qualités et des défauts chez ses personnages. Loin des archétypes, les ogres sont des humains complexes, et les héros triomphent par leur capacité à saisir le moment opportun et à maîtriser leurs émotions, plutôt que par une moralité simpliste.
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