Synthèse : L'analyse interroge la présence d'une fatalité extérieure à l'action de Phèdre, explorant les différentes interprétations possibles du tragique racinien. Si la pièce convoque les dieux, notamment Vénus, l'influence divine est relativisée par rapport au contexte chrétien du XVIIe siècle et aux conventions littéraires. L'étude examine ensuite le rôle de la faute, envisagée sous l'angle de la morale chrétienne, et l'incapacité des héros raciniens à surmonter leurs passions, l'amour menant à tous les excès.
L'auteur met en lumière le fonctionnement tragique intrinsèque à la pièce, où Phèdre, malgré ses efforts, est vouée à un destin funeste, l'inévitable pesant sur le déroulement de l'action. La tragédie racinienne repose également sur la parole, dont la rigueur classique et la recherche poétique sont analysées, notamment à travers l'étude du vocabulaire et des vers emblématiques. Enfin, l'analyse s'attarde sur le rôle du langage comme moteur de l'action et de son dérèglement, soulignant le nœud amoureux comme élément central de la tragédie, où la parole, qu'elle soit aveu ou mensonge, précipite le dénouement.
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